Le classement s’entretient
Le PV décrit l’ouvrage le jour de l’essai et le jour de la pose. En exploitation, un ferme-porte débranché, un joint arraché ou une cale sous le vantail annulent la fonction sans annuler la plaque. L’exploitant est celui qui voit la porte tous les jours.
La battante se contrôle plus simplement qu’une coulissante à contrepoids, mais les deux doivent rejoindre leur position fermée sans aide.
Points de vérification
Le vantail se referme depuis une ouverture d’environ 30 degrés et claque sur le pêne. Les jeux périphériques restent ceux admis par le fabricant. Le joint intumescent est continu, non peint à cœur, non arraché en pied. La barre anti-panique s’abaisse sans forcer. Aucune cale, aucun extincteur, aucun arrêt de porte mécanique non prévu ne bloque l’ouvrant.
Sur une coulissante, on vérifie la course, le fusible, le contrepoids et l’absence d’obstacle dans le refuge. Sur une trappe EI2 60, on vérifie que le cadre n’a pas été repercé et que la fermeture carrée ou triangle agit encore.
Cadence et registre
Une vérification documentée au moins une fois par an, et plus souvent dans un ERP à fort passage, permet de présenter un historique à la commission. Cette cadence est une règle de gestion du registre de sécurité. Elle ne remplace pas une exigence écrite de la notice ou de l’assureur du site, qui peut être plus courte.
Chaque anomalie se note : date, repère de porte, défaut, suite donnée. Remplacer une serrure par un modèle hors PV est une non-conformité, pas une réparation.
Quand appeler le poseur
Un vantail qui frotte après un choc de transpalette, un ferme-porte qui ne tient plus le poids d’un EI 120, ou une coulissante qui descend de travers appellent une reprise, pas un réglage au pied de biche. BatiHT intervient sur les ouvrages fournis.
La liste de ce que la commission regarde le premier jour reste dans la note de réception. L’entretien commence où cette visite s’arrête.