Le PV n’est pas une attestation générique
Le procès-verbal d’essai identifie un bloc-porte précis : laboratoire, référence, classement EI, dimensions maximales, sens, oculus, quincaillerie et support. Une plaquette « certifié coupe-feu » sans ce rapport ne permet pas au bureau de contrôle de viser l’ouvrage.
BatiHT transmet le PV de la configuration commandée à la réception de chantier. La battante et la trappe EI2 60 n’entrent pas dans le même rapport.
Cinq contrôles avant la visite
La plaque d’identification est en place et correspond au classement annoncé. Les cotes de baie restent dans le domaine du PV. Aucun percement, grille ou oculus non prévu n’a été ajouté. Les joints intumescents sont continus. Le ferme-porte referme le vantail depuis l’ouverture de service.
Sur une issue, la barre anti-panique se manœuvre dans le sens de la fuite et le vantail n’est pas calé ouvert par une cale. Une porte maintenue ouverte sans asservissement à la détection ne joue plus son rôle le jour de l’incendie, même si le PV est dans le classeur.
Qui tient le dossier
L’entreprise pose. Le maître d’ouvrage conserve le registre. Le bureau de contrôle compare le posé au prescrit. La commission de sécurité, dans le cadre de la Protection Civile, regarde l’ouvrage fini, pas l’intention du CCTP.
Le décret n° 2-14-499 situe ces obligations dans le règlement de construction. Il ne dispense pas d’apporter le PV le jour de la visite. Le rappel normatif est dans la note EN 1634-1.
Après la réception
Un joint arraché, un ferme-porte déposé ou une serrure remplacée par un modèle de grande surface sortent l’ouvrage du PV sans que le classeur change. L’entretien se documente. La méthode est dans le guide de maintenance.
Préparer la visite, c’est aussi refuser une variante de dernière minute qui « rentre dans la baie » mais pas dans l’essai.